Article 353 du Code Pénal d’après le roman de Tanguy Viel
Jeudi 19 février 2027 à 20h30 - Centre Culturel d’Uccle
Durée 1h40
Une exploration de la notion d’« intime conviction » à travers le face-à-face entre un homme accusé de meurtre et le juge qui l’écoute
L’INTIME CONVICTION
Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il est déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit.
Emmanuel Noblet adapte ici le roman de Tanguy Viel, grand texte sur l’injustice et le besoin d’y remédier, la nécessité, encore et toujours, de réparer les vivants. Il interroge la notion d’intime conviction (article 353 du Code pénal) qui permet d’en appeler moins aux preuves qu’à la conscience des juges et juré·es. Parfois l’injustice est telle qu’il faut y remédier soi-même, prendre ses responsabilités, que l’on soit juge ou assassin, en ne respectant plus la loi ou en l’interprétant favorablement.
Roman de Tanguy Viel publié aux Éditions de Minuit (2017) Adaptation et mise en scène Emmanuel Noblet Avec Vincent Garanger et Emmanuel Noblet Scénographie Alain Lagarde Création lumière Vyara Stefanova Création sonore Sébastien Trouvé Vidéo Pierre Martin-Oriol
La Presse en parle
Le texte de Tanguy Viel sublimé : il faut voir Vincent Garanger dans « Article 353 du code pénal » pour comprendre à quoi ressemble un grand acteur de théâtre. Les Inrocks
Ce spectacle saisissant convoque, à peine terminé, l'envie de le revoir.
Le Monde
Sur la scène, le formidable Vincent Garanger livre une performance d'autant plus remarquable qu'elle ne passe jamais en force. Libération
La pièce, portée par un éblouissant Vincent Garanger, déplie les mécanismes d'une escroquerie au prisme de la violence des rapports de classes. Les Échos
Le spectateur est ébloui par Vincent Garanger, mis en scène par l’excellent Emmanuel Noblet. Le Figaro
Une incarnation magistrale. La Terrasse