Le Kid de Hippolyte Wouters

L’histoire de Rodrigue et de Chimène de nos jours

Mardi 22 septembre 2026 à 20h30 - Espace Lumen
Durée 1h10 - À partir de 12 ans

Immortels parce que virtuels, Rodrigue et Chimène ont derrière eux 350 ans de mariage et un fils, Diègue, âgé de 20 ans qui ne parle ni la même langue ni le même langage !

"LE KID" offre du chef d'œuvre de Corneille une relecture moderne et vibrante où chaque mot retrouve une résonance actuelle. Entre émotion et humour, la pièce redonne vie à des personnages qui n'ont jamais vieilli.

Texte et mise en scène Hippolyte Wouters Avec Geneviève Roeseler, Stéphane Delvigne, Joshua Claeys, Hippolyte Wouters,

L'auteur de la pièce

Hippolyte Wouters est un avocat belge du Barreau de Bruxelles.

Il s'est lancé dans le métier de dramaturge il y a une vingtaine d'années et a écrit depuis lors une quinzaine de pièces, le plus souvent à connotation classique qui ont souvent été jouées à Paris. Il est officier des arts et des lettres de la République Française.

Il est également le créateur du Scrabble Duplicate.

il a reçu le grand prix de théâtre de l’Académie des Langues et de la Littérature française de Belgique en 2003.


Préface

Il me paraissait porteur de rêves d’écrire une pièce où les protagonistes survivent à l’épilogue du drame dont ils furent les héros. Leur vraie vie commence en fait au moment où le rideau tombe et elle durera jusqu’à ce que la pièce qui les a fait naître tombe elle aussi… dans l’oubli.

Ces personnages continuent dès lors à nous interpeller et à titiller notre imaginaire. Que deviennent-ils ? Sont-ils heureux ? Ont-ils des enfants ? S’aiment-ils toujours ? Autant de questions taraudantes et vaines.

S’il est bien deux héros qui vivent toujours, et ce dans la plus parfaite intemporalité, ce sont Rodrigue et Chimène. Trois-cent-soixante-quinze ans après leur naissance (ils sont nés à vingt ans ! ), ils n’ont rien perdu de leur aura ni de leur fraîcheur ! Certes ils ont gardé le caractère que Corneille leur a imprimé, mais ils se doivent de continuer à vivre, à aimer et à souffrir, et à donner eux-mêmes vie à des êtres que Corneille n’a point conçus !

J’ai dès lors saisi la liberté de les imaginer assumant allègrement leur immortalité jusqu’à nos jours… Et à l’instar de mes héros de seconde main, j’en appelle aux mânes de Corneille pour implorer la clémence d’Auguste.